Kallehauge Mette Mar, Anupama Kundoo, The Architect’s Studio, Lars Müller Publishers, 2020
→Anupama Kundoo, Wege zur Architektur: Wissen Bauen, Gemeinschaft Bauen [Développer les connaissances, bâtir une communauté], Franz Schneider Brakel GmbH + Co KG, 2017
→Anupama Kundoo, Roger Anger: Research on Beauty: Architecture 1953-2008, JOVIS Verlag, 2009
Anupama Kundoo – Taking Time, Louisiana Museum of Modern Art in Humlebæk, Denmark, 2020-2021
→Full Fill Home, Biennale de Venise, 2016
→Wall House One to One, Biennale de Venise, 2012
Indian achitect.
Anupama Kundoo œuvre dans les domaines du logement, des édifices publics et de la planification urbaine. Elle défend une architecture inclusive et ingénieuse, qui implique activement les communautés locales dans les processus de conception et de construction.
A. Kundoo étudie l’architecture au Sir J. J. College of Architecture, à l’université de Bombay, dont elle sort diplômée en 1989 avec un mémoire intitulé Urban Eco-Community. Design and Analysis for Sustainability [Éco-communauté urbaine. Conception et analyse pour une durabilité] ; elle recevra pour cette recherche un prix de la Vastu Shilpa Foundation en 1996. En 1990, elle fonde son agence, Anupama Kundoo Architects, à Auroville – une ville utopiste, conçue en enrichissant l’urbanisme fonctionnaliste moderniste de principes spirituels et cosmopolites d’unité. Ses premières œuvres reflètent également une philosophie expérimentale du design, enracinée dans une compréhension ancestrale des matériaux et dans une grande maîtrise technique. Parmi les plus remarquables de ses premières créations, on remarque Hut in Petite Ferme (1990) et The Wall House (Auroville, 1997-2000). Ses projets, qui prolongent la construction d’œuvres déjà achevées, évoluent en fonction des innovations expérimentées, des spécificités englobantes du site ou du mode de vie, ainsi que du temps, traité comme un matériau de la conception. Dans sa pratique, A. Kundoo se livre enfin à des questionnements théoriques sur l’utilité, la permanence, l’échelle et la collectivité ; elle explore une organisation spatiale fluide. Beaucoup de ses projets cherchent à restaurer les relations des habitant·es avec leur environnement physique et social, en particulier à une époque marquée par la rareté des ressources, par l’urgence climatique et par l’étalement urbain galopant.
A. Kundoo appartient à une génération intermédiaire d’architectes en Inde qui ont abordé les idéaux et les techniques du modernisme tardif avec un sens renouvelé de l’inclusivité, de l’égalité, de la joie et de la foi en l’avenir. Elle est particulièrement influencée par l’héritage de Roger Anger (1923-2008) et de Balkrishna Vithaldas Doshi (1927-2023), avec lesquels elle a travaillé et interagi de manière rapprochée et continue depuis l’époque où elle a contribué à produire le plan directeur d’Auroville, en 1999. A partir des années 2000, son travail a été réévalué pour sa contribution aux débats contemporains sur la définition de l’architecture « moderne », dont il a étendu voire aboli le vocabulaire conventionnel. Ses projets mettent l’accent sur des solutions techniques recherchées : les matériaux industriels sont remplacés par les productions d’artisans locaux, en puisant dans un savoir ancestral singulier. Pour ses contributions, A. Kundoo a reçu le prix Auguste-Perret pour la technologie architecturale (2021), le prix Charles-Jencks du Royal Institute of British Architects (2021), le prix mondial Building Sense Now de la Deutsche Gesellschaft für Nachhaltiges Bauen (2021) et le Global Award for Sustainable Architecture (2022), placé sous le patronage de l’Unesco.
Une notice réalisée dans le cadre du programme « Common Ground »
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