Rueda Fajardo, Santiago, Los años ochenta. Un cierto tipo de fantasía y fortaleza, Bogotá, Colección de investigación en Artes Plásticas y Visuales, Instituto Distrital de las Artes-Ideartes, 2020
→Forero Mendoza, Sabine, « La obra de arte como testimonio: Cuatro artistas colombianas frente a la guerra », in Estripeaut-Bourjac, Marie (dir.), Palabras de mujeres. Proyectos de vida y memoria colectiva, Bogotá, Siglo del Hombre Editores, 2012
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RX 100 dibujo 2000-2007. Cristina Llano, cat. exp., Museo de Arte Moderno de Bogotá, Bogotá (septembre – octobre 2007), Bogotá, Museo de Arte Moderno de Bogotá
Hombres Mujeres y Niños, Casa Proartes, Cali, 24 February–23 March, 2016
→Cristina Llano. Pinturas y dibujos, Museo Rayo, Roldanillo-Valle del Cauca, 16 July–17 September, 2011
→RX dibujos 2000 – 2007, Museo de Arte Moderno de Bogotá (MAMBO), Bogotá, September–October, 2007
Peintre colombienne.
Dès son plus jeune âge, Cristina Llano s’intéresse aux sciences humaines et aux arts. En 1972-1973, elle étudie la sociologie et l’art au Regis College de Weston (Massachusetts, États-Unis), avant de participer aux ateliers de dessin, de peinture et de sculpture de l’Instituto Departamental de Bellas Artes de Cali en 1977-1978. Le système académique ne répondant pas à ses préoccupations ni à ses besoins d’expression, elle entreprend sa carrière d’artiste en autodidacte. Son goût de la sculpture l’incite à s’inscrire à la Fonderia Artistica Mariani (1982), à Piestrasanta (Italie). À son retour à Cali, son projet artistique s’interrompt, faute de fonderies capables de travailler le bronze. En 1986, elle visite la foire ARCOmadrid ; c’est alors que s’éveille son intérêt pour la peinture, où elle découvre la liberté gestuelle dont elle était en quête. Elle entame alors une série de peintures de grand format, où elle aborde les thèmes de la passion amoureuse et des relations de pouvoir dans les constructions affectives, par exemple dans des œuvres comme Lazos de sangre [Liens de sang, 1987], Escenas de la vida cotidiana [Scènes de la vie quotidienne, 1988] ou Único testigo [Seul témoin, 1996].
En 1987, elle participe au 31e Salón Nacional de Artistas de Medellín. À partir de cette date, et grâce au soutien de celui qu’elle considère comme le principal promoteur de sa carrière artistique, le curateur et critique Miguel González, C. Llano participe à différentes expositions collectives dans tout le pays, parmi lesquelles la Primera Bienal de Arte de Bogotá (1988) et les 33e, 34e et 35e éditions du Salón Nacional de Artistas (1990, 1992 et 1994). Elle fait également l’objet de plusieurs expositions personnelles : Cristina Llano, au musée La Tertulia (1990) ; RX 100 dibujo. 2000-2007, au Museo de Arte Moderno de Bogotá (2007) ; Del amor y la muerte [De l’amour et de la mort, 2002] et Hombres, mujeres y niños [Hommes, femmes et enfants, 2016], à la Casa Proartes, à Cali.
Après l’assassinat de son frère et un événement violent subit à la fin des années 1990, C. Llano s’installe en Espagne. Durant son séjour à Majorque (2000-2002), sa peinture se transforme afin de faire place au deuil, à la souffrance et à la mort. Elle produit alors Del amor y la muerte [De l’amour et de la mort], série de 300 dessins à l’encre sur papier, qu’elle dédie à sa mère et à toutes les femmes qui ont subi la douleur du deuil. Elle intègre par ailleurs à son œuvre des lames d’aluminium, matériau froid et coupant comme la mort, qui intervient sous forme d’éraflures et de coups portés à ses toiles avant qu’elle n’y applique la peinture. Depuis 2000, l’artiste n’aura cessé d’aborder les thèmes de la violence, de la douleur, du silence, de la détresse.
C. Llano a obtenu la bourse de création individuelle de Colcultura (1994-1995) qui lui permet de réaliser l’exposition La esperanza del sur [L’Espoir du Sud]. Elle a participé à plusieurs expositions internationales, par exemple la 2eBienal Internacional de Pintura, en Équateur (1989) ; le Salon grands et jeunes d’aujourd’hui, en France et au Luxembourg (2003) ; et la 9e Biennalle di Firenze, en Italie (2013). Son œuvre figure dans diverses collections publiques et privées, notamment celles du Museo de Arte Moderno de Bogotá ; du musée La Tertulia, à Cali ; du Museo de Arte de Pereira ; et du Museo de Arte de Medellín. Depuis 2002, elle vit et travaille à Cali (Colombie).
Une notice réalisée dans le cadre du réseau académique d’AWARE, TEAM : Teaching, E-learning, Agency and Mentoring
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