Warner Marina, Helen Chadwick, Enfleshings, Londres, Secker & Warburg, 1989
→Sladen Mark, Horloc Mary & Martischnig Eva, Helen Chadwick, cat. expo., Barbican Art Gallery, Londres (29 avril – 1 août 2004), Ostfildern-Ruit, H. Cantz, 2004
→Walker Stephen, Helen Chadwick : constructing identities between art and architecture, Londres, New York, I.B. Tauris et Co. Ltd., 2013
Helen Chadwick : delight, Institute of Contemporary Art, Philadelphie, 21 mars – 28 avril 1991
→Effluvia, Museum Flokwang, Essen, 6 mars – 17 avril 1994 ; Fundacion Caixa, Sala Catalunya, Barcelona, 28 avril – 12 juin 1994 ; The Serpentine Gallery, Londres, 19 juillet – 29 août
→Helen Chadwick, Barbican Art Gallery, Londres, 29 avril – 1 août 2004
Plasticienne britannique.
Née d’une mère grecque et d’un père anglais, Helen Chadwick, l’une des artistes britanniques les plus remarquables de la scène contemporaine, a fait ses études au Brighton Polytechnic (1973-1976), puis au Chelsea College of Art and Design à Londres (1976-1977). Son œuvre riche et originale, explorant matières, techniques et médias différents, a été montrée lors d’importantes expositions personnelles et collectives au Royaume-Uni et à l’étranger. Encore étudiante, l’artiste réalise des sculptures en matériaux soft ainsi que des performances reflétant son intérêt pour le corps. En peignant sur la peau des modèles, elle crée, par exemple, des vêtements en latex utilisés, entre autres, dans la performance Domestic Sanitation (1976). En 1983, elle réalise Ego Geometria Sum, œuvre constituée de formes géométriques juxtaposant photographie et sculpture, images du corps nu de l’artiste, d’objets et lieux évoquant son histoire personnelle. Composée de plusieurs œuvres, l’importante installation Of Mutability est présentée à l’Institute of Contemporary Arts à Londres en 1986 : en son cœur figure The Oval Court (1984-1986), qui associe des grandes sphères dorées à un collage horizontal d’images réalisées à l’aide d’une photocopieuse au toner bleu, montrant de multiples éléments, dont le corps nu de l’artiste, des animaux et des plantes ; la sculpture Carcass (1986), placée dans une salle contiguë, est constituée de déchets organiques se détériorant à l’intérieur d’une colonne transparente. « De l’or impérissable des sphères à la colonne de matière qui pourrit et donne la vie, la pièce d’H. Chadwick nous amène dans un voyage pythagoricien à travers les humbles métamorphoses du cycle de la vie », écrit Marina Warner (In the Garden of Delights, 1986).
Dans ses œuvres successives, comme Viral Landscapes (1988-1989), Meat Abstracts (1989) ou Meat Lamps (1989-1991), l’artiste tourne son regard vers l’intérieur du corps, en exploitant des images de cellules ou de chair. En 1994, elle présente dans différents musées européens l’installation Effluvia, qui comprend l’œuvre Piss Flowers (1991-1992), montrée à Paris au Centre Georges-Pompidou, dans le cadre de l’exposition Féminin-masculin, le sexe de l’art en 1995-1996. Les dernières pièces de H. Chadwick conçues avant sa mort prématurée en 1996 reflètent son intérêt pour l’univers de la biologie et de la médecine. En 1987, elle comptait parmi les artistes nominés pour le prestigieux Turner Prize.