Szewczyk, Mieczysław (dir.), Włókno i przestrzeń, Radom, Muzeum Sztuki Współczesnej im. Jacka Malczewskiego, 2007
→Owidzka, Jolanta, Jolanta Owidzka. Tkanina i przestrzeń. Fibre and Space, cat. exp., Galeria Studio im. Stanisława Ignacego Witkiewicza, Varsovie, décembre 2006 – janvier 2007 ; Muzeum Sztuki Współczesnej im. Jacka Malczewskiego, Radom, février – mars 2007 ; Central Museum of Textiles, Łódź, mars – avril 2007, Varsovie, Galeria Studio, 2006
→Wróblewska, Danuta, « Tkactwo artystyczne Jolanty Owidzkiej », Stolica, n° 47, 1962, p. 7
Jolanta Owidzka. Nie ważyłabym się chodzić po dziele sztuki, Fundacja Arton, Varsovie, 7 décembre 2024 – 18 janvier 2025
→Jolanta Owidzka. Tkanina i przestrzeń, Galeria Studio im. Stanisława Ignacego Witkiewicza, Varsovie, décembre 2006 – janvier 2007 ; Muzeum Sztuki Współczesnej im. Jacka Malczewskiego, Radom, février – mars 2007 ; Central Museum of Textiles, Łódź, mars – avril 2007
→Wystawa tkaniny Jolanty Owidzkiej, Centralne Biuro Wystaw Artystycznych Zachęta, Warsaw, 16 novembre 1960 – 6 décembre 1960
Artiste textile polonaise.
Jolanta Owidzka est l’une des plus importantes artistes textiles polonais·es du xxe siècle. Elle appartient à la première génération de l’École d’art textile polonaise (EATP), l’une des composantes clés dans le développement du mouvement de la Nouvelle Tapisserie et des arts textiles. L’œuvre de J. Owidzka se présente sous diverses formes : tapisseries, kilims, tapis, installations textiles, assemblages, textes théoriques sur les fonctions du textile dans les espaces de vie, et écrits critiques. Sa pratique se caractérise par une maîtrise technique remarquable qui fait office de socle à ses recherches constantes et à ses créations d’une saisissante richesse visuelle et tactile. Tout au long de sa carrière, elle expérimente audacieusement avec des fibres naturelles et synthétiques, ainsi que des matériaux inattendus tels que le bois et le cuir.
Entre 1946 et 1948, J. Owidzka étudie à l’Académie des beaux-arts de Cracovie, où elle apprend les techniques textiles auprès de Stefan Gałkowski (1912-1984) et la peinture auprès de Tadeusz Kantor (1915-1990), avant d’emménager à Varsovie pour suivre l’enseignement d’Eleonora Plutyńska (1886-1969) et de Marek Włodarski (Henryk Streng, 1903-1960), entre 1948 et 1952. De 1952 à 1957, elle travaille à l’Institut de design industriel de Varsovie en tant que designeuse et chercheuse, où elle applique sa formation artistique à la décoration intérieure, notamment grâce à son utilisation de la tapisserie dans les espaces domestiques. Ses écrits théoriques de l’époque témoignent de sa compréhension nuancée de l’effet à la fois expressif et formel que la fibre peut produire — comment elle peut être façonnée pour manifester une profondeur émotionnelle, et comment sa structure et sa matérialité interagissent avec des enjeux spatiaux, architecturaux et fonctionnels. Pour J. Owidzka, le textile est bien plus qu’un élément décoratif : il s’agit d’un moyen d’expression à travers lequel elle recherche l’illustration la plus juste de l’expérience humaine.
En 1960, elle bénéficie de sa première exposition individuelle à la Galerie nationale d’art Zachęta de Varsovie, qui s’avérera être un événement majeur dans la formation de l’EATP. Organisée par Oskar Hansen (1922-2005) et son épouse Zofia Hansen (1924-2013), deux figures centrales du milieu artistique et architectural expérimental associé à l’Académie des beaux-arts de Varsovie, l’exposition propose une mise en scène immersive : des tapisseries et tapis sont disposés à la verticale, à l’horizontale et même au plafond, remettant en question les modalités d’exposition conventionnelles. Bien que la scénographie ait probablement été conçue par les Hansen, elle fait écho à l’intérêt de J. Owidzka pour les textiles en tant qu’éléments de l’espace architectural.
J. Owidzka acquiert une reconnaissance mondiale lors de la Première Biennale internationale de la tapisserie à Lausanne, où sa tapisserie abstraite monumentale Cisza [Silence, 1962] est jugée révolutionnaire, aux côtés des œuvres de Magdalena Abakanowicz (1930-2017) et de Maria Łaszkiewicz (1891-1981). Elle participe par la suite à la seconde (1965) et à la cinquième (1971) édition de la Biennale. En 1969, son travail est présenté lors de l’exposition phare Wall Hangings au MoMA, qui la fait connaître aux États-Unis. Entre 1963 et 2000, J. Owidzka réalise quelque cinquante tapisseries monumentales pour des théâtres, salles de concert, banques et hôtels, dont Biele [Blancs, 1976] pour l’hôtel Victoria à Varsovie.
Forte de ses talents de pédagogue, J. Owidzka forme des dizaines d’étudiant·es dans son atelier de Varsovie et donne des conférences et cours dans le monde entier, notamment aux États-Unis, en France, aux Pays-Bas, en Israël et au Japon. Elle bénéficie de plusieurs expositions individuelles et collectives et ses œuvres sont conservées en Pologne, aux États-Unis, au Canada, en Suisse et dans de nombreuses collections privées.
Une notice réalisée dans le cadre du réseau académique d’AWARE, TEAM : Teaching, E-learning, Agency and Mentoring