Pramatarova, Maya, Genova, Irina, Daniel, Andrey, Dobchev, Ivan, « Vera Nedkova », the Almanac for Art “Et cetera”, 1994, p. 44-83
→« Vera Nedvoka », Encyclopaedia of Fine Arts in Bulgaria, vol. II, Sofia, Bulgarian Academy of Sciences, 1980
→Avramov, D., Jubilee Exhibition, cat. exp., Sofia, Str. 125, Sofia [26 novembre -16 décembre 1973], P. Marchinkova, 1973
Landscapes: Vera Nedkova – Kaliya Kalacheva, National Gallery – House Museum of Vera Nedkova, Sofia, 24 février – 24 octobre 2022
→Retrospective Exhibition, National Gallery, Sofia, décembre 2016 – février 2017
→Retrospective Exhibition, National Gallery, Sofia, juin – août 2001
Peintre bulgare.
Vera Todorova Nedkova naît à Skopje, où son père, diplomate, travaille au gouvernement. Sa mère, Rayna Sarmadjieva, a étudié la musique à Genève. Dans son enfance, V. Nedkova vit successivement à Bitola, Thessalonique, Budapest et Berne. En 1923, elle se forme à l’Académie nationale des arts de Sofia. L’année suivante, sa famille part pour Vienne, où la jeune femme apprend la peinture et la restauration d’œuvres à l’Académie des arts jusqu’en 1930. Elle parle plusieurs langues. En 1931, elle séjourne neuf mois à Florence pour étudier la Renaissance et parcourt la Toscane avant de rentrer à Vienne chargée de dessins, de pastels et d’aquarelles. Elle en dévoile une partie lors d’une exposition collective à la Künstlerhaus de Vienne en 1933 et lors de sa première exposition personnelle à Sofia en 1934. La même année, elle s’y installe, louant des ateliers jusqu’au bombardement de la ville en 1944.
V. Nedkova expose des portraits, des compositions figuratives, des paysages, des intérieurs et des natures mortes ainsi que des dessins. Dans ses tableaux des années 1930 et 1940, les objets, les sites naturels et les figures humaines sont représentés en communication imaginaire secrète. L’intrigue y est furtive (voir par exemple [Trois figures dans l’espace, 1928], Praznik [La fête, 1937] et Ribari [Pêcheurs, 1943]). Au fil des années, son style évolue et elle rejette progressivement, à partir des années 1960, toute possibilité narrative, y compris dans ses paysages des Rhodopes des années 1970 et 1980 et dans Pred burja [Avant la tempête, 1982]). Dans ses images figuratives se rencontrent l’art naïf, la Nouvelle Objectivité allemande et la réalité poétique française. Dans les dernières années de sa carrière, V. Nedkova réalise des compositions à la limite de la figuration où dominent la couleur et la lumière.
V. Nedkova organise des expositions personnelles à Sofia et participe à celles de la Société des nouveaux artistes de 1931 à 1943 ainsi qu’à de grandes expositions en Bulgarie et à l’étranger. De 1946 à 1961, l’artiste travaille comme restauratrice au musée national d’Archéologie de Sofia. Cela lui permet de se dégager un revenu sans avoir besoin de participer à des expositions, qui sont alors censurées par le pouvoir communiste. Les presses autrichienne et bulgare se montrent encourageantes face aux premières présentations publiques de la jeune artiste. Un autoportrait de V. Nedkova intègre la section bulgare de la XXIVe Biennale de Venise en 1948. Depuis le tournant du siècle, des expositions posthumes se sont tenues à la Galerie nationale des beaux-arts de Sofia, en 2001, 2006 et 2016-2017.
Dans son testament, V. Nedkova lègue son appartement et ses collections d’art à la Galerie nationale des beaux-arts de Sofia. Aujourd’hui, la maison-musée de Vera Nedkova est ouverte au public. Ses œuvres peuvent également être admirées dans des musées publics de Bulgarie et dans des collections privées.