Miwa Yanagi, Elevator Girl House, de la série Elevator Girl, 1997, 240 × 200 cm, impression couleur, Courtoisie de l’artiste
Organisée en collaboration avec le musée d’art Bunkamura à l’occasion de la présentation japonaise de l’exposition itinérante I’m So Happy You Are Here, cette table ronde aura lieu le 12 août 2026 au Hikarie Hall (Shibuya, Tokyo), sur le lieu même de l’exposition. En rassemblant l’œuvre de trente femmes photographes japonaises, cette rencontre est une occasion de réfléchir aux trajectoires, aux conditions de travail et à l’avenir des artistes femmes au Japon.
Bien que l’exposition célèbre les réalisations remarquables des femmes photographes japonaises, elle soulève également des questions plus larges sur les structures qui ont façonné les carrières artistiques au Japon. Comment les artistes femmes ont-elles navigué au sein des institutions artistiques, des circuits d’exposition et du marché de l’art japonais au cours du siècle dernier ? Quels aspects sociaux, culturels et professionnels ont favorisé – ou entravé – leurs pratiques ? Et que reste-t-il à accomplir pour garantir que leurs contributions fassent partie intégrante de l’histoire de l’art plutôt que de demeurer des récits extraordinaires ?
Cette table-ronde réunit Mariko Takeuchi, commissaire de l’exposition, Michiko Kasahara, commissaire et historienne de l’art dont les travaux novateurs ont profondément fait progresser la recherche et la visibilité des artistes femmes et photographes au Japon, et Marina Amada, représentante d’AWARE au Japon. Elles mèneront une discussion autour de l’évolution de la scène pour les artistes femmes d’un point de vue historique, curatorial et international. Tout en s’appuyant sur leurs expériences respectives dans la recherche, la conception d’expositions et le développement institutionnel, les intervenantes réfléchiront aux défis et aux opportunités liés à la visibilité grandissante des artistes femmes, tout en examinant comment des initiatives internationales telles que proposées par AWARE peuvent contribuer à une compréhension plus inclusive de l’histoire de l’art japonais.
La table-ronde débutera par une présentation d’AWARE : Archives of Women Artists, Research & Exhibitions, de sa portée internationale et de ses programmes de recherche actuels au Japon.
Le titre du programme fait référence à l’exposition d’Ishiuchi Miyako, Mother’s 2000–2005: Traces of the Future, présentée à la Biennale de Venise en 2005 et dont Michiko Kasahara était la commissaire.
Informations pratiques
Mercredi 12 août, de 17h00 à 18h30
Ouverture de l’accueil à 16h30
Special Event Space, at I’m So Happy You Are Here Exhibition
Hikarie Hall, Shibuya Hikarie 9F
2-21-1 Shibuya, Shibuya-ku, Tokyo 150-8510, Japan
Réservation obligatoire : veuillez vous inscrire ici
Michiko Kasahara est Directrice du Musée d’art de la préfecture de Nagano depuis 2024. Elle a précedemment occupé les fonctions de Directrice adjointe du musée Artizon (Fondation Ishibashi), de Conservatrice en chef du Musée d’art photographique de Tokyo et de Conservatrice au Musée d’art contemporain de Tokyo. Chercheuse et conservatrice de premier plan dans les domaines de la photographie et des questions de genre, elle a organisé de nombreuses expositions marquantes, notamment « Exploring the Unknown Self : Autoportraits de femmes contemporaines » (1991), « Gender Beyond Memory : Les œuvres d’artistes femmes contemporaines » (1996), « Love’s Body : Repenser le nu dans la photographie » (1998), « Love’s Body : L’art à l’ère du sida » (2010) et « I Know Something About Love : Photographie contemporaine asiatique » (2018). En tant que commissaire du pavillon japonais à la 51e Biennale de Venise, elle a présenté « Miyako Ishiuchi : Mother’s 2000–2005, Traces of the Future » (2005). Parmi ses publications figurent Essays on Photography from a Gender Perspective (2018 ; édition complémentaire, 2022) et Photography As a Bulwark Against Era (2002).
Mariko Takeuchi est critique, autrice et commissaire d’exposition spécialisée dans la photographie. Née à Tokyo, elle a largement apporté sa contribution à des journaux, des magazines, des monographies d’artistes et des catalogues d’exposition au Japon et à l’étranger. En tant que boursière Fulbright, elle a mené des recherches aux États-Unis et a été chercheuse invitée au musée national d’Art moderne de Tokyo ainsi qu’au musée national d’Art d’Osaka. Elle a été la commissaire de nombreuses expositions, dont les présentations du Japon à Paris Photo et à la Dubai Photo Exhibition. Elle est actuellement professeure à l’université des arts de Kyoto. Ses publications incluent Into the Sea of Contradictions et Silence and Images: Essays on Photography. Elle réside à Kyoto.
Marina Amada est la représentante d’AWARE Japan et commissaire d’exposition indépendante. Ses projets curatoriaux incluent l’exposition itinérante « Répliques 11/03/11 – Des Photographes japonaises et japonais face au cataclysme » (Arles, 2024 ; Landskrona Foto, 2025), ainsi que « All Things Are Delicately Interconnected » (Tokyo Gendai, 2024). À travers le collectif d’art SPECTRUM et AWARE, elle s’emploie à élargir le discours sur le genre et la diversité au Japon. Sa publication la plus récente est l’essai SPECTRUM: What Emerges Between Art and Gender – Reflections on Diversity and Solidarity from Art Practice, paru dans le livret Art and Gender du centre d’art de l’université Keio.
Cet événement s’inscrit dans le cadre du programme de recherche d’AWARE : Traces du futur : Femmes photographes du Japon / 「未来の刻印 」: 日本の女性写真作家たち