Glambek, Ingeborg, « Marie Hauge », Norsk kunstnerleksikon på Store Norske Leksikon, consulté le 3 September 2026, https://nkl.snl.no/Marie_Hauge
→Anne, Aaserud, Falahat, Ann, Heggtveit, Jorån, Lange, Marit Ingeborg, Stanghelle, Harald, Steinsvik, Tone Sinding, Winchstrøm, Anne, Kvinner i kunsten; Harriet Backer, Kitty L. Kielland, Elisabeth Sindig, Asta Nørregaard, Marie Tannæs, Signe Scheel, Marie Hauge, Nina Sundbye, exh. cat., Blaafarveverket, Åmot (19 mai – 23 septembre 2012), Vikersund, Blaafarveværkets Kunst- Og Kulturhistoriske Skrifter, 2012
→Wichstrøm, Anne, Kvinneliv Kunstnerliv: kvinnelige malere i Norge før 1900, Oslo, Gyldendal, 1997
Exposition individuelle, Kunstnerforbundet, Christiania, 1911
→Exposition individuelle, Bergens Kunstforening, Bergen, 1909
→Exposition individuelle, Blomqvists Kunsthandel, Christiania, 1901
Peintre et sculptrice norvégienne.
Marie Hauge (Marie Octavia Nielsen Hauge) est une peintre et sculptrice norvégienne connue en particulier pour ses représentations du quotidien des ouvrier·es et fermier·es. Elle est considérée comme une pionnière et fait partie de la première génération de femmes artistes norvégiennes. M. Hauge naît à Drammen, où son père travaille comme contrôleur de gestion dans une banque. Elle s’intéresse au dessin et à la peinture dès son enfance et commence officiellement sa formation artistique en 1888, lorsqu’elle déménage à Christiania (actuelle Oslo) pour s’inscrire à l’école de peinture dirigée par les artistes Christian Krohg (1852-1925) et Hans Heyerdahl (1857-1913). Plus tard, elle étudie aussi auprès des éminents artistes norvégiens Eilif Peterssen (1852-1928) et Erik Werenskiold (1855-1938). Cependant, les deux professeur·es qui la marquent le plus et influencent profondément son art sont Sven Jørgensen (1861-1940) et Harriet Backer (1845-1932). M. Hauge privilégie les paysages et peintures de genre où elle représente des scènes du quotidien des fermier·es norvégien·nes, souvent dans la région de Gulbrandsdalen — un sujet commun à S. Jørgensen, là où ses scènes domestiques sont clairement inspirées par H. Backer.
Elle considère son tableau Husmannsfolk på hjemveien [Famille de paysan·nes rentrant chez eux, 1896] comme son plus abouti. Il dépeint les quatre membres d’une famille traversant un champ au coucher du soleil sur le chemin de leur maison après une dure journée de labeur. Le père tient sa fillette par la main et porte un bébé sur son dos. La mère les suit, chargée d’un gros fagot de bois. Ce tableau, ainsi que Fjellandskao med kyr [Paysage montagneux avec vaches], sont acquis par le Nasjonalmuseet [Musée national de Norvège].
M. Hauge est passionnée de voyages et se rend au cours de sa vie dans presque tous les pays d’Europe, ainsi qu’au Maroc et en Algérie. Aucun·e autre artiste norvégien·ne ne parcourt autant le monde à l’époque, et elle s’assure de profiter de chacun de ces séjours pour peaufiner sa technique. Elle vit à Paris de 1903 à 1906-1907 environ, où elle étudie à l’académie Colarossi et à l’Académie des beaux-arts. Lors d’un voyage en Italie en 1900-1902, elle consacre son temps à copier de grands maîtres comme Raphaël (1483-1520) ou Pierre Paul Rubens (1577-1640) afin de perfectionner ses portraits. Plus tard dans sa carrière, elle se spécialise de fait dans ce genre, notamment avec son œuvre la plus célèbre, un portrait de l’artiste, autrice et militante du droit des femmes Asta Hansteen (1824-1908), Asta Hansteen f. 1824 [Asta Hansteen, née en 1824, 1902].
En 911, M. Hauge est la première artiste femme à jouir d’une exposition individuelle au nouvellement établi Kunstnerforbundet [Syndicat des artistes] à Christiania. En tant que militante pour les droits des femmes, elle se bat pour que les artistes femmes soient incluses dans les jurys, expositions et associations d’artistes au même titre que leurs confrères. Cet accomplissement lui convient donc parfaitement. Au cours de sa carrière, elle bénéficie de plusieurs expositions individuelles à Blomqvist et à la Bergens Kunstforening [Association d’art de Bergen] et participe à de nombreuses manifestations collectives en Norvège et à l’étranger. En parallèle de son œuvre picturale, elle réalise également des petites sculptures, notamment des statuettes et des reliefs. La seule sculpture exposée de son vivant, Tidens om går [Passage du temps, 1905], est une création symboliste présentée à la Høstutstillingen [Exposition d’automne] en 1905.
Une notice réalisée en partenariat avec MUNCH
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