Vik, Cathrine Hovdahl, Lium, Randi Nygaard (dir.), Harriet Backer. En Lysets Magiker – en ljusets magiker, cat. exp., musée d’Art de Trondheim, Trondheim (13 avril – 8 juin 2008) ; musée d’Art de Göteborg, Göteborg (2 juillet – 5 octobre 2008), Trondheim, Tapir, 2008
→Lange, Marit (dir.), Harriet Backer 1845-1932. cat. exp., galerie de Bergen, Bergen (7 septembre – 27 octobre 1996) ; Galerie nationale, Oslo (9 novembre 1996 – 2 février 1997), Oslo, Nasjonalgalleriet, 1996
→Lange, Marit, Harriet Backer, Oslo, Gyldendal, 1995
Harriet Backer, musée d’Art de Trondheim, Trondheim, 13 avril – 8 juin 2008 ; musée d’Art de Göteborg, Göteborg, 2 juillet – 5 octobre 2008
→Harriet Backer, galerie de Bergen, Bergen, 7 septembre – 27 octobre 1996 ; Galerie nationale, Oslo, 9 novembre 1996 – 2 février 1997
→Harriet Backer, maison de l’artiste, Oslo, 11 janvier – 2 février 1964 ; Association artistique de Bergen, Bergen, 21 février – 1 mars 1964
Peintre norvégienne.
Harriet Backer est l’une des peintres norvégiennes les plus célèbres de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Elle est connue pour ses tableaux d’intérieurs qui explorent les effets de la lumière et de la couleur.
H. Backer naît dans une famille de marchands à Holmestrand, dans le sud de la Norvège. La famille s’installe à Christiania (Oslo) en 1857. De 1860 à 1874, la jeune fille suit des cours de peinture non mixtes dispensés par Johan Fredrik Eckersberg (1822-1870), puis par Knud Bergslien (1827-1908). C’est à cette époque qu’elle peint ses premiers tableaux originaux, notamment Lille Rødhette [Petit Chaperon rouge, 1872]. Entre 1866 et 1871, elle accompagne sa sœur en Allemagne et en Italie, où elle a l’occasion d’étudier l’art antique et la Renaissance.
H. Backer se rend à Munich en 1874 dans le but de poursuivre sa formation artistique. En effet, la ville est alors l’un des plus importants pôles d’éducation dans les domaines de la peinture de genre, figurative et historique. Si les femmes n’ont pas encore accès à l’académie des arts, H. Backer bénéficie néanmoins de cours privés de la part de ses meilleurs peintres. Cette époque munichoise lui donne également l’occasion de se lier d’amitié avec les artistes norvégien·ne·s Kitty Lange Kielland (1843-1914) et Eilif Peterssen (1852-1928).
H. Backer vit à Paris entre 1878 et 1888, et ce séjour influence profondément son œuvre. Elle y reçoit l’instruction des peintres Léon Bonnat (1833-1922) et Jean-Léon Gérôme (1824-1904) et commence à s’intéresser aux effets de lumière et de couleur. Sa première œuvre majeure de l’époque, Andante (1881), reflète à la fois sa formation classique et l’influence naissante de l’impressionnisme. Son tableau Blått Interiør [Intérieur bleu, 1883] est souvent considéré comme l’une des premières œuvres qui montrent le mieux la maturation de son style, avec ses coups de pinceau superposés qui traduisent les propriétés de la lumière et de la couleur. Ce tableau est également emblématique de ses choix de sujet, qui privilégient des scènes paisibles de la vie quotidienne dans les intérieurs épurés de la bourgeoisie parisienne ou de la campagne norvégienne. C’est à Paris qu’elle reçoit ses premières récompenses pour son travail. Son tableau Solitude (1878-1880) obtient une mention honorable au Salon de 1880. En 1889, elle gagne une médaille d’argent à l’Exposition universelle de Paris pour son tableau Chez moi (1887).
En 1888, H. Backer retourne s’installer pour de bon en Norvège. Entre 1890 et 1912, elle dirige sa propre école d’art à Christiania, où elle enseigne la peinture et le dessin d’après modèle. Charlotte Wankel (1888-1969) et Ragnhild Kaarbø (1889-1949) comptent parmi ses étudiantes. Ses œuvres plus tardives font la part belle aux paysages norvégiens, aux intérieurs (avec une prédilection pour les églises) et aux natures mortes. Parmi les exemples de cette dernière période, citons notamment Barnedåp i Tanum Kirke [Baptême à l’église de Tanum, 1892], Interiør, Grihamar Gård [Intérieur à la ferme Grihama, 1919] ou Landskap fra Bærum [Paysage à Bærum, 1890], qui mettent en évidence son usage de coups de pinceau vifs et légers dans le but de mieux retranscrire l’effet de la lumière.
H. Backer voit son talent reconnu de son vivant. Elle bénéficie d’expositions individuelles et reçoit plusieurs prix. En 1925, elle est faite chevalière de l’ordre de Saint-Olaf. Ses œuvres sont exposées au musée national de Norvège et dans la collection Rasmus Meyer à Bergen.
Une notice réalisée dans le cadre du réseau académique d’AWARE, TEAM : Teaching, E-learning, Agency and Mentoring
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