Finbog, Liisa-Rávná, ““Lean Gierddahallan Jávohisvuođas”: The Silencing of Sámi Women and Their Aesthetic Practices,” in Greaves, Kerry, Thorsen Vilslev, Birgitte (dir.), Transformative Feminisms: Nordic Art in the Transcultural Present, Berlin, De Gruyter Brill, 2026, p. 221-241
→Eeva-Kristiina Harlin et Outi Pieski, “The Legacy of Ládjogahpir: Rematriating Sápmi with Foremother’s Hat of Pride,” in Hertz, Carrie (dir.), Dressing with Purpose, Bloomington, Indiana University Press, 2021, p. 203–210
→Grini, Monica “Contemporary Sámi Art in the Making of Sámi Art History: The Work of Geir Tore Holm, Outi Pieski et Lena Stenberg,” in Aamold, Svein, Haugdal, Elin, Angkjær Jørgensen, Ulla (dir.), Sami Art and Aesthetics, Aarhus, Aarhus University Press, 2017, p. 297-324
Outi Pieski, Tate St Yves, St Yves, 10 février – 6 mai 2024
→Outi Pieski: Čuolmmadit, EMMA –Musée d’Art moderne d’Espoo, Espoo, 12 septembre 2018 – 06 January 2019; Musée d’Art d’Oulu, Oulu, 2 février – 2 juin 2019
→A Greater Miracle of Perception (avec Miracle Workers Collective), Pavillon finlandais, 58e Biennale de Venise, Venise, 11 mai – 24 novembre 2019
Artiste visuelle sámie.
Outi Pieski obtient un diplôme à l’Académie des beaux-arts d’Helsinki en 2000. À travers sa pratique de la peinture et de l’installation, elle aborde des thématiques liées à l’histoire, le patrimoine et l’identité sámis. O. Pieski examine la manière dont la culture sámie a été dévalorisée par les processus coloniaux et comment celle-ci peut être ravivée dans le contexte contemporain. En se focalisant explicitement sur le duodji — l’artisanat traditionnel sámi —, O. Pieski explore l’esthétique sámie en tant que forme de savoir et de résistance collective.
Le projet pluridisciplinaire Máttaráhku Ládjogahpir [Chapeau de fierté de l’aïeule, 2017-2020], à l’occasion duquel O. Pieski collabore avec l’archéologue Eeva-Kristiina Nylander, explore l’histoire et l’héritage du ládjogahpir, le couvre-chef traditionnel sámi. Le ládjogahpir est porté par les femmes sámies jusqu’à la fin du xixe siècle, avant qu’il ne soit interdit par le mouvement laestadien — une branche piétiste du mouvement luthérien qui, dès le milieu du xixe siècle, impose les valeurs coloniales en territoires sámis, menant entre autres à la suppression de la culture sámie. Ce chapeau, dont la forme est assimilée au diable, se voit par conséquent prohibé. À travers l’association de recherches académiques, de pratiques artistiques (notamment la photographie, la gravure et l’installation) et de militantisme, le projet tente de redonner vie au ládjogahpir et à sa fabrication, afin de transformer le processus de confection en une activité collective qui participe à la revitalisation des savoirs et de la culture sámis.
La pratique artistique comme porteuse de sens et véhicule de connaissances culturelles consititue un thème récurrent dans l’œuvre d’O. Pieski. Dans son installation Čohkiideapmi [Châles pendants, 2017], des structures triangulaires faites d’innombrables fils colorés sont suspendues au plafond comme autant de flèches pointant vers le sol. Les formes et les matériaux utilisés font référence aux châles du costume traditionnel sámi. O. Pieski réinterprète les châles selon les techniques duodji et les élabore conjointement avec un groupe de femmes sámies.
Les œuvres d’O. Pieski ont fait l’objet d’expositions collectives et individuelles dans le monde entier, notamment à la Tate St Ives, Royaume-Uni (2024) et au Sámi Museum Siida, Finlande (2023). En 2019, O. Pieski représente la Finlande à la 58e Biennale de Venise. Ses créations sont présentes dans les collections de plusieurs institutions, dont le Moderna Museet (Suède), EMMA – musée d’Art moderne d’Espoo (Finlande), le Musée national de Norvège et la Galerie nationale de Finlande.
Une notice réalisée dans le cadre du réseau académique d’AWARE, TEAM : Teaching, E-learning, Agency and Mentoring
© Archives of Women Artists, Research and Exhibitions, 2026