Pour les jeunes

De Moscou à Saint-Pétersbourg : les pionnières du modernisme russe
Au programme de seconde
19.12.2019 | Ariane Fleury

Olga Vladimirovna Rozanova, Composition non-objective, 1916

L’importance des artistes femmes en Russie à la fin du XIXe et au début du XXe siècle n’a été reconnue que tardivement par les historien·ne·s de l’art. Pourtant, cette période d’émulation politique et stylistique intense est également un moment propice à l’intégration des femmes dans les milieux artistiques : par exemple, la revalorisation des arts appliqués et des techniques industrielles permet à plusieurs d’entre elles d’investir de nouveaux champs, comme c’est le cas d’Anna Ostroumova Lebedeva (1871-1955), avec son travail de la gravure, ou encore de Varvara Stepanova (1894-1958) pour le design textile.

Une concentration des institutions culturelles les plus importantes à Saint-Pétersbourg et à Moscou, tels le musée de l’Ermitage et les Ballets russes pour la première ou le musée Pouchkine pour la seconde, fait de ces deux villes le terrain le plus propice à cette évolution favorable dans les arts. Plusieurs de ces artistes actives dans ces deux villes se passionnent pour les réflexions esthétiques de l’époque et deviennent des piliers des mouvements constructivistes ou suprématistes, à l’exemple d’Olga Vladimirovna Rozanova (1886-1918), dont les compositions abstraites ont fait dire à son maître Kazimir Malevitch (1879-1935) qu’elle était la plus douée de ses disciples, ou de Natalia Gontcharova (1881-1962), considérée aujourd’hui comme une des artistes les plus importantes des avant-gardes russes. De telles figures sont à présent remises en valeur ; la connaissance de leur travail permet de comprendre l’ampleur de leur contribution à l’histoire artistique de leur pays.

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