Tyler, Linda (dir.), Lonnie Hutchinson: Black Bird, cat. exp., Gus Fisher Gallery, Auckland (6 mars – 2 mai 2015 ; Dowse Art Museum, Lower Hutt (22 août – 15 novembre 2015), Aukland, Center for Art Studies, 2015
→Tonga, Ane, « An Upward Flight: The Art of Lonnie Hutchinson, » Art New Zealand, no. 154, 2015
→Stevenson, Karen, « Dusky Maidens and Nobel Savages: Representing “Selves” », in The Frangipani is Dead: Contemporary Pacific Art in New Zealand, 1985–2000, Wellington, Huia Publishers, 2008, p. 132-158
Lonnie Hutchinson: Ahu Tīmataka / Trace Elements, Christchurch Art Gallery, Christchurch, 19 juin – 31 octobre 2021
→Lonnie Hutchinson: Black Bird, Gus Fisher Gallery, Auckland, 6 mars – 2 mai 2015 ; Dowse Art Museum, Lower Hutt, 22 août – 15 novembre 2015
→Parallel Seductions and Wet Black, City Gallery Wellington, Wellington, 5 août – 24 septembre 2006
Artiste pluridisciplinaire et d’installation néo-zélandaise d’ascendance māorie, samoane et européenne.
Lonnie Hutchinson est née à Auckland, en Nouvelle-Zélande. Elle est d’ascendance māorie (Ngāti Kurī ki Ngāi Tahu), samoane (Faleilili) et européenne. Tout au long de sa carrière d’artiste, elle pratique diverses disciplines : sculpture, installation, peinture, audiovisuel et performance. Elle est principalement connue pour ses sculptures et ses installations, qui s’inspirent souvent de son héritage polynésien et abordent des thématiques telles que le genre, la sexualité et la colonisation.
L’artiste obtient un diplôme d’impression textile à l’Institute of Technology d’Auckland en 1992, une licence d’art spécialité design 3D à L’Unitec Institute of Technology d’Auckland en 1998 et un diplôme de professeure au Christchurch College of Education en 1999. Elle enseigné l’art, l’histoire et la théorie de l’art dans des institutions telles que l’Unitec Institute of Technology et l’université de Canterbury. Elle donne également des cours sur l’art contemporain autochtone et aborigène à la Griffith University de Brisbane.
L. Hutchinson est principalement connue pour ses œuvres découpées depuis des matériaux tels que le chatterton noir, le papier peint vintage, l’acrylique, l’acier et l’aluminium. Ces découpages s’inspirent des techniques artisanales des femmes indigènes du Pacifique, comme le tissage, le siapo et le tivaevae. Elle y incorpore souvent des motifs māoris dits kōwhawhai et koru. L’artiste suspend généralement ces œuvres au plafond, permettant ainsi à l’ombre et à la lumière d’interagir avec elles. Ces fluctuations d’ombre et de lumière rendent hommage à la philosophie samoane du va, c’est-à-dire l’espace qui existe entre les lieux, les choses, les personnes et les liens qui unissent les époques. L’un de ces découpages, Milk and Honey (2012), est un triptyque en chatterton noir. Il représente un personnage féminin que l’artiste nomme « Black Pearl ». Cette figure symbolise la puissance des femmes aborigènes et l’ombre qui plane sur le patriarcat colonial. En parallèle de ses découpages, L. Hutchinson peint des aquarelles à l’encre noire. Ces œuvres sont souvent consacrées au corps féminin et à d’autres représentations de l’expression de genre, et interrogent les conséquences de la colonisation sur les perspectives aborigènes liées à la sexualité et au genre.
L’artiste travaille également sur de nombreuses commandes publiques d’art monumental partout en Nouvelle-Zélande. Ces œuvres sont importantes en ce qu’elles assoient la présence et les histoires des peuples autochtones dans des espaces tels que des universités, des sites naturels remarquables et des bâtiments administratifs. L’une de ces œuvres, Hoa Kōhine (Girlfriend) est commanditée par la Christchurch Art Gallery en 2018 pour commémorer le 125e anniversaire du droit de vote des femmes en Nouvelle-Zélande. Elle met également à l’honneur les liens entre les femmes et l’artisanat traditionnel féminin. Les motifs imprimés sur le panneau d’affichage font à la fois référence aux motifs de la dentelle européenne importée par les colon·es et à ceux du tissage māori.
Tout au long de sa carrière, L. Hutchinson a exposé tant dans son pays qu’à l’international, faisant d’elle l’une des artistes māories et polynésiennes les plus renommées de sa génération. En 2024, elle reçoit le prix d’Arts plastiques décerné par l’Arts Foundation Te Tumu Toi My ART. En 2015, les Creative New Zealand Arts Pasifika Awards lui décernent le Contemporary Pacific Artist Award. Ses œuvres sont notamment présentes dans les collections de la National Gallery of Australia, Auckland Art Gallery, Christchurch Gallery et Queensland Art Gallery.
Une notice réalisée dans le cadre du réseau académique d’AWARE, TEAM : Teaching, E-learning, Agency and Mentoring
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