Reidar, Nedrebø, Meo, Wenche, Honerød, Anne Grete, Lul Krags Rosendal, Oslo, Baroniet Rosendal, 1990
→Kielland, Else Christie, « Lul Krag og hennes tegninger », Kunst og Kultur, vol. 42 , 1959, p. 30-44
→Nilssen, Jappe, « Nye utstillinger hos Blomqvist. Lul Krag », Dagbladet, Oslo, 21 novembre 1922
Exposition individuelle, Oslo Kunstgalleri, Oslo, février –mars 1981
→Etterlatte tegninger, Bergen Kunstforening, Bergen, janvier 1958
→Exposition individuelle, Blomkvist, Oslo, novembre 1922
Peintre norvégienne.
En 1898, à l’âge de vingt ans, Lul Krag entame des études de dessin à Londres et s’inscrit la même année à la très réputée École de peinture pour femmes de Harriet Backer (1845-1932), à Oslo. C’est là qu’elle rencontre et tisse des liens avec la communauté de femmes artistes qui s’y épanouit à l’époque. En 1903, L. Krag intègre l’Académie Colarossi à Paris, où elle étudie auprès du peintre Christian Krohg (1852-1925). En 1907, elle présente ses tableaux pour la première fois lors de la prestigieuse exposition nationale d’art norvégienne Höstutstillingen. Entre 1908 et 1910, L. Krag se rend à nouveau en France, où elle continue de se former aux côtés des peintres Lucien Simon (1861-1945) et Hélène Olga Boznańska (1865-1940). Pendant ces premières années, L. Krag compose des paysages et portraits à l’huile, notamment celui de l’actrice Elisabeth Dybwad (1869-1949), en 1912, et celui de sa consœur Astri Welhaven Heiberg (1881-1961), en 1915, tous deux conservés au Musée national d’Oslo.
Suite à son second séjour parisien, elle revient s’installer en Norvège tout en participant à la même période à des expositions dans son pays et à l’étranger. Dans un compte rendu de son premier accrochage individuel, en 1922, le critique d’art Jappe Nilssen pointe « la simplicité et la monumentalité japonisante » marquée de ses œuvres sur papier au fusain et à l’encre. Il note que ses dernières illustrent l’importance de son travail et fait également l’éloge de ses paysages sur toile inspirés par la « peinture française à l’ancienne ». L. Krag continue de développer ces techniques lors de la seconde moitié de sa carrière. Ses compositions tardives, comme Le Jardin de la baronnie Rosendal (non daté, vers 1933-1954), sont influencées par l’expressivité et les savoir-faire picturaux japonais et chinois. Ses choix de formats et de motifs, ses représentations presque mystiques des arbres et des montagnes, son usage des silhouettes, ainsi que la stylisation de ses branches et feuilles rappellent ceux des xylogravures traditionnelles japonaises. Ainsi, L. Krag s’intéresse davantage au souvenir et à la sensation laissés par un paysage qu’à sa figuration naturaliste.
Aux alentours de 1930, L. Krag quitte la capitale pour s’installer dans la campagne pittoresque de Rosendal. Nombre d’œuvres sur papier de cette période sont conservées dans les collections du Musée national d’Oslo, notamment le triptyque L’Abri de jardin (non daté, vers 1933-1954). Outre les caractéristiques stylistiques distinctives de ces réalisations, pour lesquelles elle est connue et appréciée, l’idéalisation sensible de la région de Rosendal est soulignée par une mise en avant prononcée du paysage comme marqueur d’une identité nationale dans l’histoire de l’art norvégien.
Les travaux de la période Rosendal sont particulièrement bien conservés, grâce aux efforts de ses consœurs c (1899-1984) et Else Christie Kielland (1903-1993), qui acquièrent cette portion de son legs artistique après son décès, en 1956. Aujourd’hui, une sélection des œuvres de L. Krag est visible au musée d’Art de Bergen et au Musée national d’Oslo.
Une notice réalisée dans le cadre du réseau académique d’AWARE, TEAM : Teaching, E-learning, Agency and Mentoring
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