Simpson, Rose B., « My Mother, The Builder, » New Mexico Magazine, 17 juin 2020, https://www.newmexicomagazine.org/blog/post/my-mother-the-builder-rose-simpson-roxanne-swentzell/
→Naranjo, Tessie, « Those Naranjo Women: Daughters of the Earth, » in Ahlberg Yohe, Jill, Greeves, Teri (dir.), Hearts of Our People: Native Women Artists, cat. exp., Minneapolis Minneapolis Institute of Art, Mineapolis (2 juin – 18 août 2019); First Art Museum, Nashville (27 septembre 2019 – 12 janvier 2020); Renwick Gallery, Smithsonian American Art Museum, Washington D.C. (21 février – 17 mai 2020); Philbrook Museum of Art, Tulsa (27 juin – 13 septembre 2020), Minneapolis, Minneapolis Institute of Art, 2019, p. 202-203
→Swentzell, Roxanne, « Hearing with Our Hearts, » in Crozier-Hogle, Lois, Babe Wilson, Darryl (eds.), Surviving in Two Worlds: Contemporary Native American Voices, Austin, University of Texas Press, 1997, p. 215-224
Hearts of Our People: Native Women Artists, Minneapolis Institute of Art, Minneapolis, 2 juin – 18 août 2019 ; First Art Museum, Nashville, 27 septembre 2019 – 12 janvier 2020 ; Renwick Gallery, Smithsonian American Art Museum, Washington D.C., 21 février – 17 mai 2020 ; Philbrook Museum of Art, Tulsa, 27 juin – 13 septembre 2020
→Recent Works by Roxanne Swentzell, Heard Museum, Phoenix, 2002
→Juggling Worlds: Roxanne Swentzell, Poeh Center, Pojoaque, 2003
Sculptrice et céramiste états-unienne et Santa Clara Tewa.
Roxanne Swentzell s’inscrit dans une longue lignée de potiers pueblos de Santa Clara, dans la région de Taos Pueblo au Nouveau-Mexique. Sa mère et sa famille élargie du côté maternel étaient tous sculpteur·ice·s et céramistes. Inspirée par ces dernier·es, elle expérimente avec l’argile dès l’enfance. En raison d’un défaut d’élocution, ses explorations avec l’argile deviennent des exutoires émotionnels. Au début des années 1970, alors qu’elle est encore très jeune, elle suit un apprentissage de gravure, puis étudie la sculpture auprès de Michael Naranjo (1944-) en 1976. Elle poursuit sa formation à l’Institute of American Indian Arts de 1978 à 1980, puis à la Portland Museum Art School de 1980 à 1981. En 2019, l’Institute of American Indian Arts lui décerne un doctorat honoris causa.
Au cours de ses cinquante ans de carrière, R. Swentzell produit principalement des céramiques et des sculptures inspirées de son propre vécu. Son œuvre explore les rôles genrés, la famille et l’identité culturelle. En parallèle de son activité artistique, elle fonde en 1987 le Flowering Tree Permaculture Institute, une organisation dédiée aux pratiques agricoles durables et à la souveraineté alimentaire des peuples autochtones. Elle est également mère de l’artiste Rose Bean Simpson (1983-), connue pour ses sculptures et céramiques.
R. Swentzell modèle ses figures en argile grâce à la méthode traditionnelle pueblo de la poterie en colombins. Elle façonne généralement des pièces creuses de tailles variées, puis peint les détails du visage et des vêtements. Elle commence à vendre ses œuvres dans les années 1980 à l’occasion de sa participation à l’Indian Market, qui se tient chaque année à Santa Fe. Dès 1986, elle reçoit des prix prestigieux lors de cet événement et est reconnue par l’institution. Toutes ses sculptures sont ancrées dans son identité Santa Clara Tewa et incluent souvent des personnages centraux de sa culture ou des références aux philosophies pueblos. L’une de ces œuvres, The Things I Have to Do to Maintain Myself (1994), met en scène un kosha, figure de clown dans la culture pueblo, appliqué à recoudre son oreille cassée. La céramique illustre les efforts de préservation quotidiens et présente les émotions du visage et le langage corporel caractéristiques des compositions de l’artiste.
À partir du début des années 2000, R. Swentzell produit des œuvres à plus grande échelle, notamment des commandes publiques pour le National Museum of the American Indian et le Denver Art Museum. L’une de ces sculptures, Mud Woman Rolls On (2011), est exposée de manière permanente dans la galerie des arts autochtones nord-américains du Denver Art Museum. La sculpture, haute de près de 3,5 mètres, est façonnée à l’aide de terres cuite et brute issues de plusieurs sites dans le Colorado et au Nouveau-Mexique. Elle représente une imposante figure féminine et un groupe d’enfants, symboles de maternité et de savoir générationnel. L’utilisation d’argile récoltée à la main, qui se distingue de son usage habituel de l’argile commerciale, met en lumière le lien entre l’humain et la terre.
Tout au long de sa carrière, R. Swentzell a reçu de nombreux prix, dont celui de la meilleure sculpture à l’Indian Market de Santa Fe, ainsi que le Spirit of the Heard Award décerné par le Heard Museum. Ses œuvres sont conservées dans les collections de quantité d’institutions, dont celles du Smithsonian National Museum of the American Indian à Washington D.C., de la Fondation Cartier pour l’art contemporain à Paris, du Brooklyn Museum et du Denver Art Museum.
Une notice réalisée dans le cadre du réseau académique d’AWARE, TEAM : Teaching, E-learning, Agency and Mentoring
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