Mok, Pauline (dir.), There is a Gleam of Light in the Mountain Far Away: Tang Ying Chi, Hong Kong, Mackie Study, 2004
→Lee, Sohl, « Perfidious Fidelity to Paintings in Tuen Mun by Stella Tang Ying Chi, » in Walk-in Tuen Mun, A Residency Project at Lingnan University, cat. exp., Department of Visual Studies, Lingnan University, Hong Kong (6 – 8 mai 2010), Hong Kong, Department of Visual Studies, Lingnan University, 2010
→Eliza Lai, Meilin (dir.), Sauntering through My City—Serial Works by Tang Ying Chi, Hong Kong, Brownie Publishing, 2017
The Place-Fantasia of Scenery by Tang Ying Chi, Sun Museum, Hong Kong, 30 avril – 10 juillet 2021
→These Streets Here Are So Nice – New work of Tang Ying Chi, Voxfire Gallery, Hong Kong, 2013
→Beauty, Happiness & Intelligence, Fringe Gallery & Foyer, Fringe Festival 96, Hong Kong, 1996
Artiste pluridisciplinaire et commissaire d’expositions hongkongaise.
La hongkongaise Stella Tang Ying Chi poursuit une licence d’arts plastiques jusqu’en 1989 au Goldsmith College de l’université de Londres. Elle poursuit ses études en Australie, à la Royal Melbourne Institute of Technology University, où elle obtient son master et son doctorat d’arts plastiques en 2003 et 2008. Tang est active dans le monde de l’art depuis les années 1990 et est reconnue par la critique pour son travail artistique et curatorial à l’échelle locale comme internationale.
De 1991 à 2003, Tang expérimente avec la traduction du langage en formes visuelles bidimensionnelles. Dans We’re Nice People (1991), Tang utilise la répétition de lignes droites pour façonner à un manuscrit abstrait. Les gestes produits par ces tracés font naître un langage atypique. La nature sporadique, presque autographe, des lignes est censée faire écho au bouleversement profond dans lequel la situation politique de Hong Kong plonge alors ses habitant·es. Au cours de la décennie suivante, Tang continue de créer un art expressif qui reflète le décalage croissant entre la culture traditionnelle et la vie contemporaine à Hong Kong.
Dans sa série Hong Kongese as Identity (1991-1998), Tang explore sa propre identité politique et sociale en tant que citoyenne hongkongaise. Love, Beauty, and Happiness VI (1995) illustre les divers conflits internes engendrés par la rétrocession de Hong Kong à la Chine dans les années 1990. À travers la juxtaposition d’éléments gestuels abstraits et d’émulsions photographiques d’éléments d’architecture traditionnelle chinoise, Tang exprime le sentiment d’impuissance ressenti devant l’incapacité de concilier deux politiques incompatibles : celle de la Chine continentale, avec sa société verrouillée, et celle de Hong Kong, qui jouit d’une relative liberté. Les formes et les images sont réparties dans des boîtes distinctes, à l’instar de l’état mental de l’artiste et le compartimentage auquel elle doit se livrer pour trouver un semblant de structure au sein d’une époque déstructurée.
Au début des années 2000, Tang explore d’autres formes d’art et s’atèle à des œuvres tridimensionnelles, comme sa série des Visual Veils (2003-2009). En transformant différents types de textile en sculptures, cette série figure une portion des habitant·es de Hong Kong, notamment les femmes, souvent peu reconnue pour sa contribution à la société hongkongaise. Light/Line (2008) est une ode aux femmes d’âge mûr qui travaillent dans l’industrie de la mode. La sculpture translucide suspendue fait office de voile, de rideau à travers lequel le public peut voir celles qui constituent réellement l’une des forces motrices de l’économie et de la consommation à Hong Kong.
The Place (2020-2022) représente des paysages abstraits qui renvoient à la peinture classique chinoise, ouvrant ainsi diverses perspectives visuelles et politiques. Tang réalise cette série en écho aux protestations qui éclatent à Hong Kong en 2019, comme une réflexion sur la quête de souveraineté et d’individualité. L’ensemble est une agrégation des savoirs de Tang sur les formes d’art séculaire chinois et leurs interprétations contemporaines. Elle propose une réflexion sur la liberté qui imprègne les paysages traditionnels, symbolisant ainsi le désir de libre expression éprouvé par les hongkongais·es.
Les œuvres de Stella Tang Ying Chi sont présentes dans les collections du Hong Kong Museum of Art, du Hong Kong Heritage Museum, du musée d’Art contemporain de Beijing (MoCA Beijing, Chine), de la Xihu Contemporary Art Gallery (Hangzhou, Chine), de la Central Library à Sydney (Australie) et d’Art Metropole (Toronto, Canada).
Une notice réalisée dans le cadre du réseau académique d’AWARE, TEAM : Teaching, E-learning, Agency and Mentoring
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