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Tecla Tofano, une artiste féministe pionnière au Venezuela

17.07.2019 |

Tecla Tofano, Decir [Dire], issu de la série 30 pecados vitales, 1974, ceramique, 16 x 26 x 16 cm, collection particulière, © Photo : Luis Becerra

Tecla Tofano (1927-1995) est une céramiste, dessinatrice et écrivaine italienne-vénézuélienne. Son œuvre de même que la façon dont celle-ci a été reçue sont emblématiques de celles des femmes artistes au Venezuela. Ses créations subtiles et bouleversantes, qu’elles relèvent de la céramique, du dessin ou de l’écrit1, témoignent de ses grandes préoccupations : la condition féminine, la discrimination envers certaines couches sociales, ainsi que l’exploitation et la marginalisation de celles-ci par les plus puissants. Ses créations de céramiste et d’autrice fustigent et bravent invariablement les structures de genre, remettant en cause le statu quo du machisme au Venezuela comme les problèmes sociopolitiques, le tout avec l’audace et l’ironie mordante qui la caractérisent. Le présent article s’attardera surtout sur son travail de céramiste.

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Tecla Tofano dans son atelier, 1968, tirage argentique, 25 x 16,5 cm, collection particulière, © Photo : Paolo Gasparini

En 1952, T. Tofano arrive au Venezuela avec son mari, qu’elle a rencontré à Rome lors d’une conférence communiste. Nous savons peu de chose de sa vie en Italie avant cela – elle a rarement évoqué son passé –, mais les entretiens réalisés avec elle et ses proches2 laissent à penser qu’elle a commencé à travailler après le lycée, supportant de son mieux le calvaire de l’après-guerre.

Débarquée dans la tropicale Caracas sans parler un mot d’espagnol, elle s’inscrit ensuite au programme de céramique et d’émaillerie de l’Escuela de Artes Plásticas y Artes Aplicadas dans l’intention de s’intégrer, de se lancer dans le domaine artistique et d’apprendre l’espagnol ; elle y reçoit l’enseignement de maîtres et maîtresses tel·le·s que Miguel Arroyo (1920-2004), Reina Herrera (1923-2014), Cristina Merchán (1927-1987) ou María Luisa Zuloaga de Tovar (1902-1992). M. Arroyo a introduit à Caracas les techniques bauhaussiennes qu’il a apprises au Carnegie Institute of Technology à Pittsburgh. Aussi la production de céramiques de l’école se veut-elle essentiellement abstraite et se compose en majeure partie d’objets utilitaires peu narratifs, ne présentant guère d’ornements, sous l’influence prépondérante de la simplicité et du raffinement des artefacts japonais et scandinaves, généralement réalisés sur un tour de potier.

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Tecla Tofano, Vasija con manos [Vase avec mains], issu de la série Los Enlatados [Les conserves], 1969, céramique, 25,5 x 18 cm, collection particulière, © Photo : Luis Becerra

Les critiques d’art Marta Traba et Nelly Barbieri divisent la carrière de T. Tofano en deux phases. Au cours de la première, qui s’étend environ de 1955 à 1963, l’artiste façonne principalement des vases et des bols fonctionnels. Elle ne se passionne alors guère pour les formes délicates, les figures fragiles ou la question de l’esthétique absolue, qui est une préoccupation majeure de ses contemporains. Elle appréhende plutôt la céramique comme un art expressif. En 1958, elle reçoit le Premio Oficial de Artes Aplicadas (prix officiel d’arts appliqués), quatre ans à peine après ses débuts dans la discipline. Rapidement, son œuvre est reconnue et appréciée, notamment au sein des milieux culturels et politiques de gauche de Caracas, où elle est très active. La deuxième phase, bien plus intéressante, commence en 1964, année au cours de laquelle elle acquiert une personnalité artistique très forte en modelant objets, figures et installations à grande échelle, qui trouvent leur apogée dans l’exposition Ella, Él… Ellos [Elle, lui… eux] en 1977-1978 à la Galería de Arte Nacional (GAN) ; celle-ci marque la fin de son travail de céramiste.

Au fil de sa pratique, sentant bien que les pièces décoratives et utilitaires ne sont pas ce qui l’intéresse, T. Tofano se met progressivement à façonner à la main des éléments du quotidien : aliments, visages et organes sexuels, artefacts aux accents fondamentalement politiques, critiques et humoristiques. Ce passage de l’art utilitariste au figuratif lui importe, car il confère aux céramiques une autonomie sculpturale : la glaise devient un moyen d’expression, la poterie, une façon de communiquer, tandis que la matière gagne une dignité nouvelle. À ses yeux, ce processus traduit une véritable rupture avec le beau – compris comme décoratif, plaisant à l’œil – pour s’intéresser au laid.

« Je ne crois ni aux arts appliqués, ni aux arts mineurs, ni aux arts majeurs. Je ne prétends pas non plus résoudre un problème sculptural, car la tridimensionnalité n’est pas nécessairement sculpturale. Les formes sont ma manière de m’exprimer et sont ressenties comme telle. Elles sont effectivement baroques, bigarrées, peu agréables à l’œil et parfois choquantes, parce que ce que je cherche à dire n’est pas joli3. »

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Tecla Tofano, Sra. Mascara de Cutis [Mme Mascara de Cutis], issu de la série Las Senoras [Les dames], 1977, céramique, 29 x 23 cm, collection particulière, © Photo : Luis Becerra

Dans les années 1970 le Venezuela est une superpuissance pétrolière émergente, et le monde de la culture ne comprendra jamais pleinement ni n’acceptera le fait que T. Tofano délaisse les céramiques utilitaires qui étaient au centre de sa jeune carrière. Malgré la modernisation rapide du pays, l’idéologie prépondérante reste machiste, conservatrice et répressive sur le plan sexuel. Par ailleurs, les projecteurs de la scène artistique caracassienne sont alors braqués sur une vague d’artistes masculins adeptes de l’abstraction géométrique, tels Alejandro Otero (1921-1990), Carlos Cruz-Diez (né en 1923) et Jesús Rafael Soto (1923-2005), entre autres, dont les œuvres remplacent progressivement la vogue de la peinture figurative. C’est dans ce milieu que les audacieuses céramiques figuratives de T. Tofano viennent contrebalancer la culture dominante, faisant évoluer leur créatrice, du point de vue aussi bien formel que conceptuel, vers le pop art et sa critique du consumérisme. Ce contexte fournit également un cadre à ses observations acerbes sur l’inégalité et les problématiques de genre qui, même dans les sociétés plus ouvertes d’aujourd’hui, demeurent complexes. Par exemple, l’installation Los Accesorios [Les accessoires, 1971] comprend des sacs à main, des chaussures et d’autres objets d’usage féminin, tandis que Lo Que Comen Los Que Comen [Ce que mangent ceux qui mangent, 1973] est un banquet de céramiques critiques où l’on distingue des convives, une table, des chaises et de la nourriture, lançant ainsi une attaque frontale contre les injustices et la société de consommation.

C’est au cours de cette seconde phase de sa carrière de céramiste que ses œuvres finissent d’évoluer pour devenir des artefacts baroques, modelés à la main, à l’aspect brut et aux formes asymétriques, porteuses de ce qu’elle considère comme son « Ars Política » : des objets provenant de la société de consommation, qui présentent clairement une critique sociale et politique issue du discours féministe. C’est à ce moment que T. Tofano amène la céramique à sa limite conceptuelle, produisant des œuvres sculpturales quasi brutalistes, empreintes des notions idéologiques et sociologiques de féminité, de machisme et d’assujettissement. Elle construit ainsi un discours où l’idée plane derrière l’objet et où la série ou l’exposition sont pensées comme un ensemble, dans lequel chaque œuvre, même autonome, appartient à un groupe. Cette phase naît d’une volonté de protester avec humour contre les situations scabreuses où les femmes endurent asservissement, aliénation et cruauté, ainsi que contre ses propres traumatismes, comme la mort accidentelle de l’une de ses filles ou le viol qu’elle a subi à son arrivée à Caracas, événements auxquels elle fait parfois allusion4. Elle s’intéresse principalement au fait que l’on puisse être utilisé, abusé et réifié, ainsi qu’aux idées de résistance, d’éducation et aux petits actes d’héroïsme essentiels à la vie quotidienne des femmes auxquelles elle s’attache dans son travail. M. Traba décrit sa démarche ainsi :

« Tecla, contrairement aux enfants et aux primitifs, transmet une vision du monde empreinte d’esprit critique ; il ne s’agit pas de chemins ordinaires, mais de chemins où l’on dénonce et où l’on corrige les états de fait […] c’est un art social dans la mesure où le projet artistique s’inscrit solidement dans la réalité de la vie de la population [son œuvre] est en quête d’une articulation débridée, une exaspération du grotesque. Elle se rapproche délibérément de la céramique populaire, de sa masse balourde, grâce à laquelle elle s’efforce sans cesse de décrire situations et choses à travers la glaise. Humour caustique et regard corrosif parent le système de significations5. »

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Tecla Tofano, En vía de liberación[En voie de libération], isu de la série De genero femenino [Du genre féminin], 1975, céramique, 30 x 20 x 12 cm, © Photo : Luis Becerra

T. Tofano voit dans toutes les disciplines qu’elle pratique une occasion de dénoncer, d’un humour acide et ironique, l’asservissement des femmes par le patriarcat. En ce sens, ses céramiques rejoignent le pop art, notamment dans sa vision de la société de consommation et dans la répétition des motifs, ainsi que dans la façon dont il représente les femmes et dont il les utilise. Le recours aux parties du corps combinées à divers accessoires et objets tient clairement d’une stratégie courageuse pour désigner la soumission, l’humilité et la subversion. On retrouve ces thèmes dans l’œuvre Decir [Dire] de la série 30 Pecados Vitales [30 péchés vitaux, 1974], où une bouche de femme hurle les lettres du mot « dire » ; par ailleurs, un pénis rouge à l’encaustique pénètre un appareil photographique dans Medio de Reproducción Visual [Moyen de reproduction visuelle], de la série Esa Munda Macha [Ce monde masculin, 1973].

En novembre 1975, son exposition Del Género Femenino [Du genre féminin] à la Galería Viva México à Caracas est consacrée à l’exploration du monde du travail, de la famille et des problèmes sociaux auxquels toute femme est confrontée : discrimination, violences, salaires faibles, esclavage, etc. Par exemple, dans l’œuvre En Vía de Liberación [En voie de libération, 1975], une femme sans visage porte ses mains à sa tête comme pour se reconnaître elle-même, tandis qu’émerge de son ventre gravide un serpent, issu d’un symbole féminin inversé pour former une croix, le tout évoquant clairement la maternité, l’identité et les stéréotypes. Il faut cependant noter que T. Tofano ne s’intéresse pas seulement aux femmes en tant que personnes défavorisées et marginalisées, mais aux gens en général, avec leurs valeurs et leurs fractures sociales sans équivoque.

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Tecla Tofano, Ella, Él…Ellos [Elle, lui… eux], 1977, installation de sculpture en céramique, argile modelée et façonnée à la main, dimensions variables, © Photo : Carlos Germán Rojas

En décembre 1977, T. Tofano, alors âgée de 50 ans, annonce que les œuvres qu’elle présentera lors de l’exposition Ella, Él… Ellos à la Galería de Arte Nacional, à Caracas, seront ses dernières pièces en céramique. Elle déclare avoir épuisé les possibilités offertes par la glaise, ayant réalisé tout ce qu’elle pouvait avec ce support. Cette installation de céramiques à grande échelle est constituée de trois corps composites émaillés grandeur nature, dans une chambre, couchés dans des lits doubles : une femme tenant un bébé, un homme au sexe couvert d’une feuille de vigne et un « troisième sexe » : « eux », l’autre. Elle imagine un « être » théorique, doté de tous les attributs physiques et sexuels des deux sexes. Ses vingt années d’expérimentation de la céramique et de la terre en sont venues à cette ultime conclusion qui met fin à sa carrière dans cette discipline. À travers cette grandiose œuvre finale, elle envisage ce « troisième sexe idéal » comme un hermaphrodite, faute d’un meilleur terme. T. Tofano est en réalité aux prises avec l’idée d’un « nouvel être imaginaire, un symbole de la possible symbiose des valeurs essentielles aux “hommes” comme aux “femmes”, sans limitations discriminatoires ou oppressives6. »

Aujourd’hui, nous parlerions peut-être de fluidité du genre ; cependant, en 1977, elle se penche sur cette question d’une manière qui reste extraordinairement pertinente pour notre époque.

« Qu’elle ne soit plus seulement une machine à accoucher, mère ou père sans savoir comment, marginale ou ignorante, exploitée et fausse exploiteuse ; qu’il ne soit plus l’inséminateur d’une espèce potentiellement en voie d’extinction et un être incomunicado, dans l’exercice d’un faux pouvoir tout en étant pourtant exploité ; et que cet être symboliquement “bisexuel”, réunissant en son essence le meilleur de chacun·e, puisse consciemment rire et pleurer, être fort et faible si nécessaire, combattant et pacifiste, rêveur, doux et vrai, amant et aimé, père et mère en même temps et, surtout, l’artisan·e d’une collectivité nouvelle où aucun·e n’aurait à exploiter ou à discriminer socialement des personnes en fonction de leur sexe en leur assignant des rôles excluants et irrationnels7. »

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Tecla Tofano, Medio de Reproduccion Visual [Moyen de reproduction visuelle], from the series Esa Munda Macha [Ce monde masculin], 1973, céramique, 23 x 13 x 20 cm, collection particulière, © Photo : Luis Becerra

L’annonce par T. Tofano de son retrait de la céramique ne signifie pourtant pas la fin de sa vie active. Au contraire, elle s’implique dans l’enseignement, la famille, l’écriture, le dessin et le militantisme. En 1992, elle présente une exposition personnelle constituée de 22 dessins de l’arcane majeur du jeu de tarot ; en guise d’ultime déclaration sur son œuvre et son avenir, T. Tofano s’affirme comme la première femme à dessiner des cartes de tarot, dans la veine d’artistes masculins du passé tels qu’Albrecht Dürer, Salvador Dalí et Bonifacio Bembo. Elle reconnaît dans ce jeu un état actif de conscience symbolisant les valeurs et principes fondamentaux de la vie humaine, comme la vie elle-même, la mort, ainsi que les dilemmes éthiques et spirituels dans nos interactions avec autrui ; cet état nous permet de projeter un portrait spirituel de notre vie et de ce qui vient après. Elle ne fait que de rares apparitions publiques après cette exposition ; ses dernières années se déroulent dans la discrétion, en coulisses. T. Tofano est victime d’une crise cardiaque et meurt en 1995.

Heureusement, ses œuvres ont récemment refait surface dans plusieurs rétrospectives internationales, mais son travail avant-gardiste doit encore être étudié. En 2017-2018, Cecilia Fajardo-Hill et Andrea Giunta ont inclus l’œuvre de T. Tofano dans l’exposition itinérante Radical Women: Latin American Art, 1960-1985, dévoilant sur la scène internationale des pièces qui n’avaient probablement jamais été vues hors de Caracas auparavant. En octobre 2018, le Museum of Fine Arts de Houston a inauguré Contesting Modernity: Informalism in Venezuela, 1955-1975, une exposition dont Mari Carmen Ramírez et Tahía Rivero étaient les commissaires. Elle comprenait six céramiques de T. Tofano, présentées à côté de celles d’un groupe d’artistes informel·le·s dont le travail et les opinions étaient entrés en contradiction avec la métamorphose sociale de plus en plus rapide dont le pays avait souffert lors de la flambée des cours du pétrole et qui avaient dû faire face à l’hégémonie du courant de l’abstraction géométrique impérative.

L’œuvre et la sensibilité de T. Tofano sont aujourd’hui plus pertinentes et plus dignes de reconnaissance qu’elles ne l’ont jamais été. Elles appartiennent à une histoire qu’il faut réécrire, afin qu’elle témoigne de la responsabilité de cette artiste dans le développement d’une vision du monde féministe sans précédent au Venezuela : T. Tofano a ouvert la voie aux nombreux créateurs et créatrices qui allaient lui succéder8.

 

 

Amalia Caputo est une plasticienne, historienne de l’art, autrice et mère états-unienne-vénézuélienne. Elle est titulaire d’une licence en histoire de l’art de l’Universidad Central de Venezuela et d’un master de la New York University et de l’International Center of Photography dans les domaines de la théorie de l’art et de la photographie. Elle participe à des expositions dans le monde entier depuis plus de vingt-cinq ans. Son travail porte essentiellement sur la photographie, la féminité, la mémoire, le corps et la constitution d’archives. On le trouve dans diverses collections publiques et privées, dont celles de la Galería de Arte Nacional de Caracas, du Museum of Latin American Art (MOLAA) à Long Beach, en Californie, et de l’Ella Fontanals Cisneros Collection. Au cours de sa carrière dans le monde de l’art, elle a occupé des emplois dans les domaines des musées, de la conservation, de l’écriture et de l’édition. A. Caputo effectue actuellement de nouvelles recherches sur Tecla Tofano et compte publier une monographie dans un avenir proche. Elle vit et travaille à Miami depuis 2003.

Traduit de l'anglais par Charlotte Matoussowsky.

1
T. Tofano a publié quatre livres et rédige articles et tribunes hebdomadaires pour le journal El Nacional, à Caracas, des années 1960 aux années 1990.

2
L’autrice a personnellement interviewé T. Tofano en 1988 et 1989 et a mené plusieurs entretiens téléphoniques avec ses deux filles, Claudia Chacón Tofano et Carla Tofano, en novembre et décembre 2018.

3
Tofano Tecla, dans De la Silla a la Cápsula, cat. expo., Sala Mendoza, Caracas, 1969. Traduction par la rédaction.

4
T. Tofano écrit sur son viol de manière subjective dans un poème en prose intitulé « Momento », publié dans El Nacional. Papel Literario, le 14 janvier 1968. Elle ne mentionnera ce viol en public qu’une seule fois, au cours d’un entretien en direct avec Napoleón Bravo, bien des années plus tard.

5
Traba Marta, « Tecla Tofano: “Ars Política” », El Nacional, 11 mars 1973, p. 13. Traduction par la rédaction.

6
Tofano Tecla, dans Ella, Él… Ellos, cat. expo., Galería de Arte Nacional, Caracas, 1977. Traduction par la rédaction.

7
Ibid. Traduction par la rédaction.

8
Alors que T. Tofano a consacré toute sa vie et toute sa carrière à l’étude des dynamiques de pouvoir et de l’oppression masculine, l’ironie du sort a voulu que son fils aîné accapare l’héritage de sa mère, après avoir cruellement refusé à ses sœurs – et au reste du monde – la possibilité d’admirer son travail, d’entendre sa voix et de connaître toute l’étendue de son œuvre foisonnante. Ses céramiques, collages et dessins appartiennent à des collections privées et publiques, situées pour la plupart au Venezuela. Aucune institution n’a compilé ou étudié son œuvre prolifique.

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Pour citer cet article :
Amalia Caputo, « Tecla Tofano, une artiste féministe pionnière au Venezuela » in Archives of Women Artists, Research and Exhibitions magazine, [En ligne], mis en ligne le 17 juillet 2019, consulté le 18 novembre 2019. URL : https://awarewomenartists.com/magazine/tecla-tofano-une-artiste-feministe-pionniere-au-venezuela/.
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