Gutowski, Maciej, Teresa Pągowska, Varsovie, Wydawnictwa Artystyczne i Filmowe, 1996
→Kępiński, Zdzisław (dir.), Teresa Pągowska, Varsovie, Wydawnictwo Artystyczno-Graficzne, 1969
→Konwicki, Tadeusz, Teresa Pągowska. Malarstwo, in Teresa Pągowska. Malarstwo, ex. cat. Związek Polskich Artystów Plastykow, Warszawa (Septembre 1966), Varsovie, CBWA „Zachęta”, 1966
Teresa Pągowska. Shadow Self, Thaddaeus Ropac, London, 13 février – 4 avril 2025
→Teresa Pągowska, Zachęta – National Gallery of Art, Varsovie, 13 juin – 20 juillet 1997
→Pągowska, Galerie Numaga, Auvernier, 21 juin – 20 juillet 1969
Peintre polonaise.
Teresa Pągowska étudie la peinture de chevalet et la peinture murale à l’université des arts de Poznań, dont elle sort diplômée en 1951. Elle emménage à Sopot en 1950 et est engagée à l’académie des beaux-arts de Gdańsk, d’abord comme assistante senior, puis comme professeure assistante. T. Pągowska est impliquée dans les cercles artistiques de la Tricité (Gdańsk, Sopot et Gdynia) pendant plus d’une décennie. Elle participe à la restauration de la vieille ville de Gdańsk et crée des mosaïques pour le hall central de la gare ferroviaire de Gdynia.
En 1956, T. Pągowska obtient sa première exposition individuelle à la galerie BWA, à Sopot, où elle présente des natures mortes, des portraits et des paysages peints dans un style réaliste aux couleurs vives. Les années suivantes, elle participe à nombre d’événements de peinture moderne polonaise, dont, en 1955, l’Exposition nationale polonaise des jeunes arts visuels, Contre la guerre, contre le fascisme, où elle reçoit un prix. En 1959, elle prend part à la Ire Biennale de Paris et, en 1961, à l’exposition 15 Polish Painters au Museum of Modern Art de New York.
Dans les années 1960, T. Pągowska s’éloigne du réalisme et se tourne vers une peinture plus expérimentale, expressive et libre. Les figures humaines, principalement féminines, deviennent le thème continu de ses œuvres et sont représentées fortement déformées, sans visage. L’artiste utilise toujours des couleurs vibrantes, mais elle les limite à certaines zones, tandis que le reste de sa palette est neutre.
Sa relation avec l’artiste Henryk Tomaszewski (1914-2005) incite T. Pągowska à emménager à Varsovie en 1963. Les années suivantes, elle prend part à de nombreuses expositions internationales du mouvement de la Nouvelle Figuration, auquel elle se rattache en raison des développements de son langage artistique. Elle prend part aux groupes du Salon des Réalités nouvelles et de la Nouvelle École de Paris à l’occasion de l’exposition École de Paris 1963 à la Galerie Charpentier. À cette époque, T. Pągowska commence à travailler à des séries, comme Dni [Jours, 1965-1968], Przemoc [Violence, 1971-1974] et Figury magiczne [Figures magiques, 1976-1980], car elle se sent incapable de véhiculer les émotions et les tensions qu’elle souhaite susciter en une seule peinture. En 1964, elle présente son travail à la Galerie Numaga, en Suisse. C’est le début d’une coopération au long cours, qui donne lieu à quantité d’expositions individuelles et collectives.
T. Pągowska retourne à l’enseignement en 1971 et travaille à l’académie des beaux-arts de Łódź jusqu’en 1973, puis à celle de Varsovie de 1973 à 1992. Elle devient professeure titulaire en 1988. Elle œuvre des années durant à un cycle intitulé Monochromaty [Monochromes, 1972-1976], dans lequel elle saisit des silhouettes au sein d’un paysage. Avec cette série, T. Pągowska commence à utiliser de la toile non préparée, ce qui accentue la texture de la peinture et renforce sa qualité proche du dessin. Jusqu’en 1995, T. Pągowska peint majoritairement des toiles de grand format, mais elle commence par la suite à produire de plus petites toiles, sur lesquelles elle représente un motif singulier de sa vie quotidienne – souvent un animal ou un objet.
En 1991, elle prend part à l’exposition Artystki polskie [Femmes artistes polonaises], au Muzeum Narodowe de Varsovie, exposition présentée l’année suivante au National Museum of Women in the Arts de Washington, D.C. Malgré la reconnaissance et la fortune critique dont jouit la pratique artistique de T. Pągowska, les recherches universitaires sur son travail restent balbutiantes.
Une notice réalisée dans le cadre du réseau académique d’AWARE, TEAM : Teaching, E-learning, Agency and Mentoring
© Archives of Women Artists, Research and Exhibitions, 2026